Une livraison spéciale

Mon homme étant parti en déplacement professionnel sur Lyon, ce soir je décide de tromper l’ennui à ma façon. Je reçois un homme que nous voyons régulièrement quand mon homme me fait des petites soirées surprises. Il doit arriver vers 21h.

Pour l’occasion j’ai mis une mini-jupe noire, des bas-résille, et des cuissardes rouges. Une perruque brune, un léger maquillage mais des lèvres bien rouges pour marquer le territoire.

Il est 19h je suis déjà méga excitée et j’ai une petite faim à combler avant cette soirée de plaisirs. Sur le site d’un restaurant à Houdan, je commande un menu chirashi saumon avocat et quelques makis california. Le temps d’attente : trente minutes. Mon regard traîne un peu sur ma tenue : rien en dessous, juste un string qui laisse mes fesses à l’air. J’enfile une robe de chambre en attendant ma livraison.

La sonnette retentit une bonne demi-heure plus tard, je me précipite pour ouvrir la porte. Sur le seuil, un grand jeune homme qui n’est pas le livreur habituel que je connais. Il est un peu maladroit, son blouson est ouvert, il a un peu chaud. Son casque est posé de travers sur sa tête. Nos regards se croisent.

Il hésite une seconde. Ses yeux tombent sur ma robe de chambre… Sur l’ouverture qui laisse deviner ma tenue sexy… Sur mon visage, il ne sait pas encore. Ou peut-être que si. Peut-être que ça l’excite encore plus.

« C’est… c’est vingt-trois euros quatre-vingts »

Je souris. « Tu rentres une seconde, je vais chercher ma CB »

Il ne sait pas dire non. Je le fais entrer, lui propose un verre d’eau. Il tremble un peu d’émotion, je crois. Je veux voir sa réaction, je veux jouer, de tout manière mon habitué n’arrive pas tout de suite.

Je règle ma commande, il pose le sac sur la table basse. Il ôte son casque. Il boit son verre d’eau, la gorge serrée. Je me rapproche, je lui reprends le verre vide des mains. « Tu veux autre chose ? »

Il ne répond pas. Ses yeux sont rivés sur moi, j’aime ça… J’aime son embarras. J’aime le désir qu’il essaie de cacher.

« Tu as quel âge ? », je demande.

« Vingt-six »

« Tu es en couple ? »

Il hoche la tête, non. Je ris. « Tant mieux. »

Il regarde mon visage, puis mes mains. Il voit mes ongles vernis, ma bouche bien rouge. Il comprend ou pas, mais ça n’a pas d’importance. Ce qui compte, c’est ce qu’il ressent.

« Je t’ai dérangé ? », il demande.

« Pas du tout. J’attends quelqu’un, mais j’ai encore une heure devant moi »

J’ôte ma robe de chambre et il découvre la salope qui s’offre devant lui.

Il ne dit rien.

Sur le ton de l’humour, je lui dis « Tu veux goûter quelque chose d’autre que des sushis ? »

Il ne répond pas, mais j’ai remarqué son jean se tendre. Je m’approche, je pose une main sur sa joue. Il a la peau chaude, un peu rugueuse. Je l’embrasse. Un baiser doux d’abord, puis plus profond. Sa langue rencontre la mienne. Il pose ses mains sur mes hanches, comme s’il avait peur de casser quelque chose.

Je le guide vers le canapé. Je l’assieds à côté de moi, puis je l’embrasse encore. Je lui enlève son blouson, puis son sweat. Son torse est musclé, pas trop, juste assez. Je descends mon regard vers son entrejambe. Sa queue est dure, bien visible sous son jean.

Je le caresse à travers le jean. Il ferme les yeux. Je défais sa braguette, sors sa queue. Elle est belle, longue, fine. Je la prends dans ma bouche. Un gémissement lui échappe. Il pose sa main sur ma tête, doucement, sans forcer.

Je l’aime comme ça, timide et brûlant.

Après quelques minutes à le sucer je me relève, je le pousse doucement pour qu’il s’allonge sur le canapé. Il est grand, ses jambes dépassent un peu. Je l’enjambe, je me positionne au-dessus de lui, mes mains sur ses épaules. Mon string est sur le côté, laissant mon intimité à découvert. Je me laisse glisser sur sa queue, doucement d’abord, puis plus profondément.

Il gémit, ses mains agrippent mes hanches. Je contrôle le rythme, lent puis rapide, mes fesses tapent sur son pubis. Il s’agrippe à mes hanches, me malaxe les fesses. Seule la lumière tamisée éclaire le salon.

« Tu aimes ça ? » je murmure.

Il hoche la tête, incapable de parler. Je sens sa queue durcir encore plus en moi. J’accélère. Il est sur le point de jouir, je le sens.

« Pas encore », je dis.

Je ralentis, je me penche pour l’embrasser. Nos langues se mêlent. Puis je reprends le mouvement, plus intense.

Il explose en moi avec un cri étranglé. Je sens les pulsations de sa queue, chaude, plantée bien profond dans mon ventre. Je reste un instant immobile au-dessus de lui, savourant chaque pulsation. Il halète, ses mains caressant mes fesses.

Je me relève doucement, m’assieds à côté de lui sur le canapé. Je reprends en bouche sa queue pour essorer les dernières gouttes. Il la remet dans son boxer et remonte son jean, les doigts tremblants. Il se redresse, passe une main dans ses cheveux.

« C’était… », il cherche ses mots.

« Je sais », je coupe.

Il se rhabille en silence. Il a l’air ailleurs, un peu sonné. Je le raccompagne à la porte.

« Je peux revenir ? »

« Oui, une prochaine fois on prendra notre temps »

Il rit. On se fait un bisou langoureux et il repart dans la nuit, son casque à la main.

Je referme la porte. Je regarde mon téléphone. Un message de mon habitué : « Je serai là dans 20 minutes »

Je souris. Je retourne m’asseoir sur le canapé manger un peu. Je me recoiffe et remet du rouge à lèvre pour être prête pour lui. Mais ce soir, j’ai déjà eu un apéritif.